Perpignan : Il mord jusqu’au sang le policier qui doit le conduire en rétention

Depuis 2008, Bernard, un Gabonais âgé de 50 ans, vit en France. Sans papiers et sans domicile fixe. Lorsqu’il est contrôlé dans un parking par la police municipale de Perpignan, il accueille très mal ces gens qui « viennent m’enquiquiner ».

Se doutant que son refus de montrer ses documents d’identité cache une clandestinité, les agents appellent les fonctionnaires de la Police Aux Frontières. Bernard est sous le coup d’une interdiction de territoire français, il doit donc être reconduit à la frontière. Mais, l’idée ne l’agrée pas vraiment, il apprécie encore moins celle d’aller passer un moment en centre de rétention. Il se rebelle. Il frappe, pousse au sol un policier et, finit par mordre jusqu’au sang le bras de l’autre agent.
On imagine les affres de celui-ci, obligé de passer tests VIH et hépatiques… Ce lundi, face à ses juges, l’homme violent manifeste un comportement étrange. Il met un moment pour atterrir sur notre planète. Le magistrat doit l’interpeller plusieurs fois pour qu’il regarde enfin dans sa direction.

En audition, il a nié avoir été en séjour illégal, s’être rebellé et avoir mordu un policier malgré tous les témoignages qui l’accablent. Par trois fois, le président, comme l’exige la procédure, demande au prévenu muré dans son mutisme s’il reconnaît les faits. « C’est parce que ça avantage le policier que vous insistez tant ? » rétorque l’homme. « Je m’interroge sur sa santé mentale, soliloque Me Roig, son avocate.

Face au parquet qui requiert 18 mois avec maintien en détention, elle demande une expertise psychiatrique : « La prison ne semble pas adaptée à ses facultés mentales… »

Ce sera pourtant un départ immédiat pour Mailloles avec 18 mois ferme, qui seront suivis par 5 années d’interdiction du territoire français.

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Assises des P.-O. : 5 ans pour avoir lacéré le visage de sa belle-sœur

Me Roig a porté la voix de la victime face aux avocats de la défense MMes De Caunes et Vachet.

Le chef de tentative d’assassinat n’a pas été retenu ce mercredi contre Sara Buche, 32 ans, condamnée pour violences aggravées.

magali roig

Ce 15 décembre 2010, Sara Buche aura trouvé un avenir qui n’existait pas pour elle. Vouée à rester chrysalide et paradoxalement devenue papillon, après ce jour où elle a lacéré le visage de sa belle-sœur qui avait délaissé son frère pour partir avec son mari. « Sa destinée », ont retracé ses avocats MMes Mattieu Vachet et Laurent De Caunes, plaidant l’acte passionnel au dernier jour de son procès devant les assises des P.-O. Jusque-là, cette jeune femme de 32 ans issue de la communauté gitane « n’était que ce qu’on lui demandait d’être ». « Pas grand-chose ». Sans possibilité de s’en affranchir, par éducation et par culture. Sans autre choix que le mariage comme place réservée et comme unique meurtrière sur l’existence. Seul l’amour, dans ce milieu où, encore, « quand on aime, c’est pour la vie ». Aussi archaïque, ou aussi noble, cela paraît-il. Continuer la lecture de « Assises des P.-O. : 5 ans pour avoir lacéré le visage de sa belle-sœur »